mercredi 3 mai 2017

   L’homme apprécie également les végétaux : il les taille en pointe et décide du trajet qu’ils prendront en grimpant sur la façade. Instinctif mais rigoureux, il tond l’herbe le plus bas possible pour en faire un tapis plain sur lequel jamais il n’osera s’aventurer pieds nus, tant le danger est grand d’entrer en contact avec les insectes ayant survécu.
    Au bout de quelques années de vie à la campagne, furieux de voir que son jardin ne correspond en rien à ses attentes, il convie le paysagiste pour épandre des graviers jaunes autour de l’unique arbrisseau toléré, lequel finit par mourir - bon débarras.
   En remplacement, un socle de béton peint en vert foncé est érigé pour recevoir une antique charrue, souvenir du temps où le propriétaire des lieux n’était pas au monde.

(1477)


déco.hulot.org

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